Festival du Film de Muret du 11 au 17 novembre 2019

Organisé par l'association "Vive le Cinéma à Muret" en collaboration avec Véo-Muret

Jo LOUBET
Jo LOUBET

Un festival dédié au film Art et Essai c’est d’abord une invitation au voyage,  à la rencontre de personnages qui se battent dans un pays lointain pour faire valoir leurs droits comme ces femmes d’une usine de confection dans  Made in Bangladesh ou les jeunes orphelins de Kaboul angoissés dans l’Orphelinat par l’arrivée au pouvoir des talibans. Le voyage nous emmène à Chypre, en Autriche, en Roumanie, en Bosnie ainsi qu’au Maroc, en Tunisie, en Colombie, au Québec, aux États-Unis. Elia Suleiman nous entraîne de Nazareth à Paris puis au Canada, un inspecteur de police  roumain jusqu’à l’île de la Gomera, un  trio de copains jusqu’à Saravejo.

 

Un des fils rouges de cette programmation, c’est aussi le combat pour la liberté et la justice. Emblématique est la lutte du colonel Picquart  dans J’Accuse de Polanski pour réhabiliter le capitaine Dreyfus.  Son combat fait écho à la lutte de la jeune Camille dans Les Éblouis pour échapper à l’emprise d’une secte, qui a mis la main sur ses parents ou plus modestement à celui de la Jeune Juliette, qui veut juste qu’on l’accepte et qu’on l’aime malgré ses rondeurs.

 

Le combat pour la liberté, c’est aussi l’affaire de femmes, qui  tentent d’exister au sein d’une famille ou de traditions étouffantes. Elles s’appellent Hunter, Selma, Samia, Silvia, Lumir. Emblématique de cette lutte, versant drolatique, Maud Crayon est débordée par sa vie professionnelle, ses obligations familiales et sa vie amoureuse. 

 

Quant aux réalisatrices, leur faire une place dans la programmation s’imposait. Elles viendront échanger avec le public Nicolas Silhol, scénariste de Sarah Suco ou Aude-Léa Rapin autour de leur premier long métrage. D’autres comme Shahrbanoo Sadat, Manele Labidi, Maryam Touzani, Rubayat Hossain seront présentes à travers leur œuvre.

 

Les réalisateurs leur répondent, relaient les luttes des femmes ou font un constat amer des ravages de la mondialisation qui creuse profondément le fossé entre nantis et vrais pauvres;  le regard de Ladj Ly sur la banlieue ou celui de Robert Guédiguian sur une famille marseillaise en difficulté  sont sans concession.

 

Parions que cette septième rencontre avec le  cinéma d’auteur sera riche en émotions,  surprises comme en moments de franche comédie et saura conquérir un public toujours plus nombreux, ravi d’échanger avec des réalisatrices, des réalisateurs, des professionnels du cinéma invités. Les enfants aussi seront à la fête quel que soit leur âge !

 

Bon festival à tous !

 

 

 

Jo LOUBET

Présidente de l’association

Vive le Cinéma à Muret

http://festivaldufilmdemuret.fr